Quel avenir pour le traitement de l’eau ?

Publié le 25/01/2019 10:00

Ouvrir son robinet pour récupérer de l’eau n’a rien de bien compliqué. Et pourtant, le processus qui vous donne instantanément accès à une eau potable et sûre est tout sauf simple. La preuve, 884 millions de personnes n’ont toujours pas accès à de l’eau salubre. C’est une statistique glaçante qui met en lumière le besoin d’une réponse à long terme à un problème mondial qui persiste depuis bien longtemps. Voici comment la science permet de faire passer l’eau potable d’un luxe à une priorité.

nouvelles méthodes de traitement de l'eau

Des besoins en eau potable toujours croissants

Les systèmes actuels d’épuration sont efficaces. Enfin presque. Cependant, le fait que la population mondiale soit en augmentation engendre des besoins encore plus grands pour l’accès gratuit et sécurisée à l’eau. Les méthodes traditionnelles de filtration des sources de surface (réservoirs et lacs) ou souterraines (sources et puits) ne sont pas suffisantes pour répondre à la demande. Et l’alternative prend sa source dans l’un des endroits les plus improbables qui soit : les toilettes.

De nouvelles techniques pour le  traitement de l’eau en perspective

L’entreprise internationale de traitements des eaux PWNT est en train de rechercher des méthodes de traitement qui permettent de filtrer des eaux sales et polluées, pour produire de l’eau potable à partir de sources d’eaux usées.

Dans les zones de population denses avec peu d’espace libre, des alternatives aux énormes centres de traitement sont nécessaires de toute urgence.

PWNT utilise actuellement un système combinant des filtres échangeurs d’ions (qui ressemble à une version XXL de votre carafe à eau filtrante) et une technologie de membrane en céramique pour atteindre une méthode de production d’eau potable plus efficace et viable économiquement. Le but est d’étendre cette philosophie de conception à des sources recyclages plus facilement accessibles en 2020 (ce qui n’est pas si loin).

Craig Criddle and Bill Mitch assure qu’ils sont, eux, déjà prêts. Ces ingénieurs environnementaux de Stanford ont recherché des techniques de traitement de l’eau plus viables. Ce faisant, leurs recherches les ont emmenés à ressusciter une bactérie pour aider à lutter contre la contamination en utilisant un système connu sous le nom de traitement anaérobie, très similaire à celui de la production du biogaz. Une centrale localisée en Californie est déjà en production, et le fournisseur Silicon Valley Clear Water en analyse sa productivité pour de possibles expansions en fonction de son succès.

Une autre technologie encore à ses débuts s’attaque aux polluants de l’eau, à savoir le système de filtration à nanoparticules. Développé par l’Indian Institute of Technology Madras, la méthode de filtration biologique à bas prix, tue les microbes et retire les polluants dangereux comme le plomb ou l’arsenic. Fabriqué à partir de matériaux bon marché (par exemple la chitine des coquilles de crustacés) et produit en utilisant peu d’énergie, cette technologie a de grande chance de s’étendre à une production à grande échelle dans un future proche.

Le graphène, la solution miracle ?

Ironiquement, les 2/3 de notre planète sont couverts d’une eau que les humains ne peuvent digérer. L’eau salée de l’océan n’est pas faite pour être ingérée par notre corps, mais ce n’est pas ce qui a stoppé les scientifiques pour essayer de trouver un moyen de passer outre. Dans sa forme la plus simple, distiller l’eau salée en faisant bouillir l’eau et en capturant la vapeur est une méthode assez simple pour retirer le sel mortel de l’océan. Cependant, sur une production à grande échelle, c’est encombrant, consommateur d’énergie et cela a un coût plutôt prohibitif.

Cependant de récentes avancées ont mis en lumière une méthode de filtration qui utilise des membranes de graphène pour filtrer l’eau salée, ce qui pourrait révolutionner la désalinisation et résoudre le problème de l’accès à l’eau potable à l’échelle mondiale pour les futures générations.



Source : The Next Wave of Water Treatment, publié le 8 janvier 2019 sur le blog officiel SOLIDWORKS